Street Art à Paris

Partout en France, on assiste à une explosion de l’intérêt pour le street art, également connu sous le nom de post-graffiti. En passant, pour venir découvrir les graffitis sur Paris, je recommande d’utiliser une trottinette électrique tout terrain adulte afin de circuler librement sans limit et ainsi visiter toutes les expositions que la ville propose. La Seine-Saint-Denis abrite de fantastiques œuvres de street art et de graffiti : publicités, films, livres, expositions, produits de luxe (comme le foulard Hermès créé par Kongo, un graffeur qui vit à Bagnolet ; l’atelier de luxe d’Hermès est situé à Pantin) et décoration de showroom…

Visites guidées de street art à Paris

Les dessins de l’art du graffiti de rue sont souvent associés à la culture urbaine et au hip-hop qui ont émergé à la fin des années 60, captivant notre monde visuel.

Street Art à Paris

Il fait disparaître les idées préconçues d’un art non-conforme et populaire fondamentalement opposé à la société de consommation et aux institutions artistiques et publiques. Ce mode d’expression artistique controversé qui se pratiquait en secret, dans l’anonymat, avec un objectif éphémère et souvent porteur d’un message politique, s’ouvre désormais à un public plus large.

A la découverte du street art dans le nord-est de Paris

L’art de rue à Paris

L’art est au coin de la rue, l’art est présent sur les murs et les jardins de la capitale pour familiariser les jeunes créateurs avec les différents quartiers de Paris. L’office du tourisme de Paris a répertorié de nombreux spots de street art dans différents quartiers. Vous y découvrirez des sculptures, des peintures murales et bien d’autres choses encore. Et bien sûr, c’est gratuit pour vous !

Comme le street art apparaît et disparaît tout le temps et pour mieux comprendre et apprécier cet art, Seine Saint Denis Tourisme vous propose la meilleure façon de rencontrer, d’interagir et de voir le street art ; participez à une visite guidée avec les artistes, suivez les pas des artistes de Graff – Dacruz, Artof Popof, ou Thom Thom.

Principaux événements de street art

Chaque été, le festival L’été du Canal – Canal de l’Ourcq est fortement axé sur le street art.

En 2012, les graffeurs de l’association Podama ont relevé le défi lancé par le tourisme de Seine-Saint-Denis de graffer le bâtiment industriel iconique de Pantin, aujourd’hui siège de BETC, en réalisant une œuvre monumentale et impressionnante.

En 2013, le projet participatif mondial initié par l’artiste JR, a transformé le Canal de l’Ourcq en une œuvre d’art géante pendant deux mois avec 300 immenses portraits de personnes qui travaillent ou ont travaillé le long du canal.

En 2014, 30 artistes urbains célèbres ont investi 10 km des berges du canal qui relie Paris 19e à Aulnay-sous-Bois : cheminées, poteaux, cabines téléphoniques, camions-mixeurs, œuvres de toutes tailles ont été parsemées le long du parcours pour créer un voyage à travers l’art.

D’autres prestataires de visites exclusivement consacrées au street art sont les « festivals Kosmopolite » à Bagnolet, consultez la carte interactive du street art à Bagnolet et « Rue des arts » à Aulnay-sous-Bois.

Les Lilas proposent également une promenade street art qui présente l’univers d’Atlas, un street-artist mondialement connu qui joue avec la calligraphie.

De la rue à la galerie d’art Da Cruz

En France, c’est principalement en Seine-Saint-Denis que le mouvement artistique du graffiti est apparu il y a trente ans, au début du milieu des années 80.

Des tags aux throwies (les throwies sont des remplissages, souvent bicolores, des lettres pleines avec un contour et un dégradé qui ressemblent beaucoup à un tag plus grand) aux « pièces » (peinture murale), le post-graffiti s’est véritablement installé comme un mouvement artistique dans un territoire souvent à la pointe de l’expression artistique urbaine. Les murs et les rues restent les meilleurs écrins pour le street art. Ce dialogue entre initiés (le graffiti n’était pas destiné à toucher le grand public) sur les murs de la ville a donné naissance à des scènes de street art dynamiques qui suscitent des débats passionnés sur sa finalité, son esthétique et l’appropriation d’un domaine public pour un usage privé.

Mais le talent de certains artistes, la diversité des formes que le street art peut exprimer : peintures murales, collage, pochoirs, yarn bombing (tricot), sculpture murale, mosaïque, light painting… ont popularisé le street art au point de lui permettre d’entrer dans les musées, les galeries d’art et les écoles d’art, qu’il en vient même parfois à inverser l’approche de l’art pour certains artistes de rue comme l’explique Blek le Rat :

« Le problème avec les galeries, c’est que 99% des artistes de rue utilisent l’art urbain comme un tremplin pour entrer dans ces galeries. C’est une grosse erreur car leurs œuvres ne sont vues dans les galeries que par une quarantaine de personnes et par une dizaine dans les musées, alors que dans la rue, plus de cent mille personnes les verront, et ce qui donne de la reconnaissance et de l’essence à une œuvre, c’est le fait d’être vue et non d’être vendue ou considérée comme une œuvre d’art dans un musée ; elle est faite pour être vue par les gens ».

Exemple de galeries : la galerie d’art Amarrage

Ce dialogue entre les artistes et la population se retrouve dans de nombreux endroits en Seine Saint Denis au Nord Est de Paris. Des graffeurs du monde entier viennent à certains endroits de ce territoire, pour inventer de nouvelles images, et de nouveaux modes d’expression en interaction avec leur environnement en s’appropriant un espace public.

Les murs de la Seine-Saint-Denis : un gigantesque laboratoire culturel
Les bâtiments de la douane à Pantin, les murs des berges du canal de l’Ourcq à Bobigny…